Les deux tiers des Canadiens (67 %) estiment qu’il est temps d’abolir les pourboires, révèle une nouvelle étude de H&R Block Canada
89 % des Canadiens disent ressentir du ressentiment envers les entreprises qui sollicitent des pourboires injustifiés et 41 % évitent activement les commerces qui poussent au pourboire; H&R Block souligne aussi les changements liés à la taxation des pourboires
CALGARY, Alberta, 17 mars 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Bien que près d’un Canadien sur trois (31 %) ait déjà occupé un emploi reposant sur les pourboires*, un nouveau sondage commandé par H&R Block révèle que la patience des Canadiens s’effrite face à la culture du pourboire. Les deux tiers des répondants (67 %) estiment qu’il est temps d’y mettre fin au Canada. Un impressionnant 93 % des Canadiens disent se sentir irrités lorsque le terminal de paiement leur demande de laisser un pourboire pour des services ou des achats pour lesquels il n’était pas traditionnellement attendu. Une proportion similaire (93 %) estime que la culture du pourboire est devenue excessive et qu’elle s’applique désormais à des biens et services qui ne le justifient pas. H&R Block souligne également que la multiplication des paiements électroniques et des terminaux de paiement modifie la façon dont les pourboires sont traités et déclarés à des fins fiscales.
Les demandes de pourboire alimentent le ressentiment et poussent certains consommateurs à boycotter des commerces: Une vaste majorité de Canadiens (89 %) affirment ressentir du ressentiment envers les entreprises qui sollicitent un pourboire pour des paiements qu’ils jugent injustifiés. Plus de quatre Canadiens sur dix (41 %) disent même éviter certains commerces lorsqu’ils savent qu’un pourboire sera suggéré au moment du paiement, notamment dans les cafés, les dépanneurs, les établissements de restauration rapide ou les comptoirs libre-service.
De plus en plus de Canadiens choisissent l’option « aucun pourboire » : En 2025, plus de la moitié des Canadiens (57 %) affirmaient se sentir mal à l’aise de refuser un pourboire lorsqu’une option apparaissait au terminal de paiement et avaient donc tendance à en laisser un malgré tout. Mais le sondage de 2026 révèle un changement notable d’attitude. Près des deux tiers des Canadiens (65 %) affirment qu’au cours de la dernière année, ils se sentent moins mal à l’aise de sélectionner l’option « aucun pourboire ». Par ailleurs, 67 % disent choisir cette option plus souvent qu’auparavant. Au total, 89 % des Canadiens estiment que les pourcentages de pourboire suggérés sont devenus trop élevés. De plus, 79 % disent préférer entrer eux-mêmes le montant du pourboire plutôt que d’utiliser les pourcentages proposés.
H&R Block met en lumière les principaux changements et les implications fiscales lorsque les pourboires sont versés par l’intermédiaire des propriétaires d’entreprise ou des employeurs, plutôt que directement aux employés : Un sondage réalisé par H&R Block en 2025 révélait que, même si la majorité des Canadiens (84 %) savent que les pourboires sont considérés comme un revenu imposable, près de la moitié (47 %) croient que toutes les sommes reçues ne sont pas nécessairement déclarées. Or, l’augmentation des paiements électroniques a transformé la façon dont les pourboires sont traités. Lorsqu’un pourboire est ajouté via un terminal de paiement, il est généralement versé à l’employeur avant d’être redistribué à l’employé. Dans ces cas, le pourboire peut être traité comme un revenu sur la paie, avec les retenues applicables notamment l’impôt, l’assurance-emploi (AE) et le Régime de pensions du Canada (RPC) déjà déduites avant qu’il n’apparaisse sur la fiche de paie et sur le feuillet T4 de l’employé.
« Les mécanismes fiscaux entourant les pourboires ont beaucoup évolué avec l’arrivée des systèmes de paiement électroniques », explique Yannick Lemay, expert fiscal chez H&R Block Canada. « Autrefois, on pouvait laisser un pourboire en argent comptant sur la table à la fin d’un repas, et le serveur devait ensuite le déclarer volontairement dans sa déclaration de revenus. Aujourd’hui, lorsqu’un pourboire est ajouté électroniquement lors d’un paiement, il peut être traité comme un revenu par l’employeur et imposé en conséquence. L’impôt peut donc être prélevé avant même que l’employé reçoive le montant sur sa paie, ce qui peut créer de la confusion au moment de produire sa déclaration de revenus. »
Les travailleurs de l’économie des plateformes aussi concernés: Près d’un Canadien sur cinq (17 %) a travaillé dans l’économie des plateformes au cours de la dernière année, souvent par l’entremise d’applications numériques qui permettent aux utilisateurs de laisser un pourboire directement dans l’application, notamment pour les services de covoiturage ou de livraison de repas. Dans ces cas, les pourboires sont généralement perçus par la plateforme, comme Uber, puis redistribués au travailleur dans le cadre de sa rémunération. Toutefois, ces travailleurs sont généralement considérés comme des travailleurs autonomes aux fins fiscales, ce qui signifie qu’il leur incombe de déclarer l’ensemble de leurs revenus, y compris les pourboires, lors de leur déclaration de revenus.
Plus de la moitié des Canadiens se disent « prudents » lorsqu’ils laissent un pourboire : Au total, 57 % des Canadiens disent être des personnes qui laissent des pourboires avec modération, optant pour les montants les plus faibles ou ne laissant un pourboire que pour un service exceptionnel. À l’inverse, 36 % se considèrent comme des personnes généreuses en matière de pourboires et ont tendance à laisser un montant plus élevé ou à en laisser pour la plupart des services.
Pour plusieurs Canadiens, la culture du pourboire permet aux employeurs de payer moins: Un sondage similaire mené par H&R Block en 2025 révélait que 88 % des Canadiens estiment que la culture du pourboire est devenue un moyen pour les employeurs de payer leurs employés moins cher. Par ailleurs, 91 % des répondants estimaient que le Canada devrait moins dépendre des pourboires et que les employeurs devraient assumer pleinement le paiement des salaires de leurs employés.
Bien déclarer ses pourboires pour éviter les mauvaises surprises: Même si plusieurs Canadiens reçoivent un remboursement d’impôt, il demeure essentiel de bien comprendre comment déclarer ses pourboires, ainsi que les crédits, déductions et prestations auxquels on peut avoir droit. Suivre ses pourboires et conserver les reçus liés aux dépenses admissibles comme les frais de transport, les appareils technologiques, les formations, les outils ou les uniformes peut faire une différence importante au moment de produire sa déclaration. Contribuer à des régimes d’épargne fiscalement avantageux, comme les REER ou les CELI, peut également aider à réduire le revenu imposable tout en préparant son avenir financier.
Ne tardez pas à produire votre déclaration: L’essentiel est de ne pas attendre à la dernière minute. Des centaines de crédits et de prestations fiscales existent pour aider les contribuables à maximiser leur remboursement, mais cela nécessite de rassembler les documents nécessaires.
« Tous les pourboires sont considérés comme un revenu imposable selon la loi, que votre employeur les inclut ou non sur votre feuillet T4, et ne pas déclarer tous ses revenus peut entraîner des conséquences importantes avec l’Agence du revenu du Canada », ajoute Yannick Lemay. « La bonne nouvelle, c’est que produire sa déclaration permet à la majorité des Canadiens de récupérer de l’argent. L’an dernier, environ 70 % de nos clients ont obtenu un remboursement. Et même si nous travaillons aussi dans le secteur des services, nous n’acceptons pas les pourboires nous préférons en donner… des conseils fiscaux. »
À propos du sondage 2026
Ces résultats proviennent d’un sondage réalisé pour H&R Block du 19 au 23 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 545 Canadiens membres du Forum Angus Reid. À titre comparatif seulement, un échantillon probabiliste de cette taille présenterait une marge d’erreur de ±2,53 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
À propos du sondage 2025
Ces résultats proviennent d’un sondage réalisé pour H&R Block les 12 et 13 février 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1 469 Canadiens. Le sondage a été mené en anglais et en français. À titre comparatif seulement, un échantillon probabiliste de cette taille présenterait une marge d’erreur de ±2,53 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
À propos de H&R Block Canada
Partenaire de confiance des Canadiens depuis plus de 60 ans, H&R Block Canada est le chef de file du marché en matière de préparation de déclarations de revenus assistée. L’entreprise dessert les Canadiens dans près de 1 000 bureaux à travers le pays, incluant un réseau de franchisés canadiens. Les experts fiscaux de H&R Block utilisent les dernières technologies combinées à leur expertise pour aider les contribuables à produire leur déclaration en personne, à distance ou à l’aide de son logiciel fiscal primé, nommé meilleur logiciel d’impôt par moneyGenius.ca deux années consécutives. H&R Block Canada offre des services de préparation de déclarations de revenus pour les particuliers, les petites entreprises, les sociétés, les déclarations américaines, les revenus locatifs et les successions. Son programme de formation complet, Tax Academy, permet à ses experts fiscaux de maintenir leurs connaissances à jour. Pour en apprendre davantage, visitez www.hrblock.ca ou 1-800-HRBLOCK.
Pour en savoir plus, contactez: H&R Block c/o Ketchum :
hrblockmediainquiries@ketchum.com
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